mercredi 9 mai 2018

17 décembre 1950...25

Il fallait prendre le métro pour aller de Montparnasse à Nation, là où ma copine avait la chambre de bonne...
Heureusement que je n'étais pas seule, car j'ai mis un certain temps à capter le fonctionnement des trains qui allaient dans les deux sens...les couloirs et les correspondances je ne vous en parle même pas...!
La chambre avait le stricte minimum...pas accès à la douche de la propriétaire qui pourtant nous sous louait une chambre de son appartement. Donc lavabo, pour tout y faire toilette et vaisselle...mais je m'en fichais, j'étais à Paris.
Le lundi matin j'achetais le journal pour trouver du travail...c'est sûr qu'à l'époque pas de soucis...
Tant qu'à faire j'avais cherché un job à côté, je n'avais pas envie de dépenser des sous dans les tickets de métro, car je ne sais même pas si les carte hebdomadaire existaient en 1966 !
Je décrochais un poste de vendeuse aux Galeries économiques rue du faubourg saint Antoine , juste à côté de l’hôpital...et je n'avais qu'à descendre la rue de Montreuil jusqu'à Faidherbe - Chaligny et j'étais arrivée...
Le directeur m'avait posté au rayon droguerie...pas vraiment ma tasse de thé, mais je me disais que je pourrais peut être changer plus tard...nous étions donc en août...à l'extérieur du magasin il y avait des stands de vente, quand il y avait du monde, le dirlo m'y envoyait...c'est là que je rencontrais Madame Andrée...c'est là aussi que j'ai appris à ne pas manger le midi...bé oui...pas de cantine, pas de sous pour aller au resto...!
Des fois Madame Andrée m'amenait avec elle au petit resto du coin, mais j'étais tellement gênée que souvent je mentais et partais me balader pour connaitre le quartier, j'aimais beaucoup aller au marché d'Aligre...je m'achetais une banane...ou un livre d’occas...j'étais branchée Guy des Card...à l'époque, hi hi hi...et puis dans la rue du Fg il y avait des fabricants de meubles avec de très belles vitrines...j'aimais bien, sans doute des restes de mon père menuisier sculpteur...lol...
De temps en temps je donnais des nouvelles par lettre à maman...mais à part le boulot, il ne m'arrivait pas grand chose. Ma copine bossait dans le Framprix du Bd Voltaire...c'est là qu'on faisait nous courses...le patron s'appelait Mr Albert, il était très gentil, surtout quelques fois quand on passait à la caisse...je soupçonne même ma copine d'avoir été amoureuse de lui...elle a toujours aimé les hommes mûrs...d'ailleurs il nous est arrivé une histoire...la proprio avec un fils...marié, des enfants...et voila ti pas que ma copine se mit à sortir avec lui...on été en octobre...elle était amoureuse qu'elle disait...grrr...du coup, super scandale car je ne sais comment la proprio a appris la chose...du coup, nous avons été obligé de quitter les lieux vite fait bien fait !!! 

                                        à la radio cette année là...elle chantait...


à suivre...

Pour celles et ceux qui veulent lire l'histoire depuis le début, allez dans la colonne de droite"mes jeunes années sixties" et cliquez sur 17 décembre 1950, j'ai numéroté les articles. 

7 commentaires:

  1. C’était le bon temps malgré tout,si on bossait on n'arrivait à fonctionner !!finalement on en sort pas traumatise bisous ma belle

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  2. Tu reprends l'édition de tes mémoires ????
    Temps magnifique ce matin et je regrette de ne pas me trouver dans mon île en ce moment.
    Bises et bon jeudi de l'Ascension

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  3. J'adore lorsque tu nous racontes tes souvenirs.

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  4. Remonter le fil de la vie… sans nostalgie, ni regrets, juste pour se souvenir du chemin parcouru.
    Bises et bonne semaine.

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  5. Dis, tu sais que j'ai relu entièrement ta rubrique concernant tes années sixties. Mais, tu me laisses sur ma fin. Je pensais y lire la suite... Tu en es restée à ce dernier article ? Ce que je puis dire de ta vie, c'est qu'elle ne fut pas facile...Elle ressemble un peu à la mienne, quand nous aussi attendions les allocs avec impatience, et en les attendant, demandions du crédit à l'épicière, après le décès de mon père...mais nous, nous avions les poules, le cochon, le lait, les patates, donc suffisamment de quoi manger...Ma mère a toujours attaché une grande importance à la nourriture. Encore maintenant, à 91 balais, elle se met à préparer à manger dès 7h du mat..
    Ta mère était une sacrée bonne femme qui aurait pu vous mettre à la DDASS..Remarque la mienne aussi.
    Toi aussi, tu avais de la suite dans les idées. Imagine que tu aurais pu ne jamais connaître Paris et ressembler à une paysanne...comme moi. Ha, ha..

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  6. J'avais suivi dès le début ton récit de "la petite fille de l'hiver", mais je viens de remonter le temps d'une traite cette fois avec tous les précédents épisodes…
    Belle idée de reprendre ainsi le cours de tes souvenirs.
    En attendant la suite… Belle journée ensoleillée. Bises

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