vendredi 2 novembre 2018

Patapon...et l'origine chrétienne de Paris...

Sainte Geneviève Patronne de Paris

Geneviève est née au début du Vème siècle, à Nanterre, aujourd'hui banlieue très peuplée, mais à l'époque, c'était un minuscule village en pleine campagne.
La Gaulle avait été civilisée par les Romains, et Geneviève appartenait à une noble famille gallo- romaine. Son père possédait des champs et des moutons, et la fillette garda les moutons près de la maison de son père, comme toutes les petites filles de ce temps - là. Mais pas très longtemps ! Car elle perdit ses parents très jeune et fut accueillie à Paris par sa marraine.
La Gaule était alors ravagée par des barbares. 
Il pillaient et ruinaient les villes,  dévastaient les cultures. Les Huns, dirigés par le terrible Attila, menacèrent d'envahir Paris.
Mais Geneviève pria tant et tant que mystérieusement, Attila épargna Paris. Repoussé devant Orléans, battu près de Châlons, il s'en alla dévaster l'Italie avec ses terrifiants guerriers.
La prière de Geneviève avait sauvé Paris. Elle menait une vie toute entière tournée vers Dieu. Déjà alors qu'elle n'était qu'une enfant, l'évêque Saint Germain, inspiré par l'esprit Saint, lui avait demandé si elle voulait bien se consacrer à Dieu.
Quand elle eut 15 ans, elle reçut à Paris un voile qui fut posé sur sa tête par l'évêque lui-même en signe de consécration.
En ce temps là, il n'y avait pas de monastères. Les religieuses vivaient chez elles, priaient, faisaient pénitence, visitaient les pauvres, se rendaient souvent à l'église où elle avaient une place spéciale.
Geneviève, elle, s'enfermait des mois entiers dans une chambre austère comme une cellule de moine. Elle cherchait le silence, l'effacement. et pourtant, dans toute la ville, on parlait beaucoup d'elle...
Des barbares, plus forts que les autres, les Francs, commencèrent à s'imposer en Gaule.
Leur roi, Childéric, décida d'assiéger Paris. Mais il mourut. Son fils Clovis, lui succéda.
Soutenue par Geneviève et ses prières, la ville de Paris décidait de résister aux Francs.
Les Francs étaient des païens. La Sainte refusait absolument de leur ouvrir les portes de Paris. Le siège dura si longtemps qu'ils n'eurent plus rien à manger.
Alors Geneviève remonta la Seine avec des bateaux pour aller chercher du blé, en Champagne. On put alors moudre le blé et cuire du pain. Une fois de plus, les Parisiens étaient sauvés par Geneviève.
Pendant ce temps, Clovis avait épousé une princesse chrétienne, Clotilde, il se convertit et se fit baptiser la nuit de Noël en 496.
Alors Paris ouvrit ses portes.
Clovis et Clotilde s'y installèrent, et Geneviève devint leur conseillère.
Grâce à Geneviève, la Gaule devint la France Chrétienne.
On l'appela " la fille aînée de l'église".
Après sa mort, on continua de la prier avec ferveur. En 1130, par exemple la France et Paris étaient ravagées par la peste. Les gens mouraient par milliers.
L’évêque de Paris, comprit alors que seule sainte Geneviève pourrait les sauver. Il organisa une procession solennelle avec tout le peuple et se rendit à l'église Ste Geneviève pour y vénérer ses reliques et les porter à travers toute la ville. Une foule immense accourut et les malades attendirent à l'église Saint Geneviève l'arrivée de la procession.
Ors, dès qu'ils purent toucher les reliques à leur passage, ils furent aussitôt guéris!.
Vous comprenez pourquoi Saint Geneviève est devenue la patronne de Paris?
Je pense que là-haut, on aime bien les bergères...


                             Sainte Geneviève première maire de Paris, c'est sûre 
c'est autre chose  qu'Hidalgo...lol


*Extrait du livre Patapon N° 272 janvier 2002 par Mauricette Vial-Andru.


lundi 24 septembre 2018

Bonjour les amis...

Quelques news me sont gentiment demandées, alors je prends cinq minutes...
ce WE c'était la foire du village, la Saint Macé, comme c'était la messe de rentrée du KT, et que l'église est toujours fermée, un gentil forain nous a prêté son manège d'auto tamponneuses pour tenir lieu d'église...c'était très original comme décors...mais presque tous les enfants était là.
Cette année dans notre section ce2 nous en avons 21...c'est très mouvementé,...mais je continue mon histoire d'hier... 
Ma petite sœur venait déjeuner avec son mari, ils sont donc venus me chercher à la fête, après la messe, il faisait un temps à chier...Robert n'avait pas voulu les accompagner car il se sentait fatigué...! De toute façon il était de corvée de cuisine, poulet frites maison.
C'est vrai qu'il était bizarre, mais bon, le repas c'est bien passé,très peu d'alcool.
Ensuite la pluie s'étant calmée il a voulu aller faire un tour sur la foire...Nous y sommes donc partis à pied, nous ne sommes pas très loin! Il marchait très lentement et s'arrêtait souvent...en bas de la ville il a voulu s'asseoir... Bien sur il n'y avait rien...il se sentait vraiment mal...si bien que ma sœur et son mari sont parti chercher leur voiture, pour le rapatrier à la maison...
Une fois ma sœur partie, je lui prends sa tension...pas avec un truc électronique, non un vrai comme le doc...vu que j'ai eu la chance d'en ventre toute ma vie, je sais faire...
Punaise , je m'y suis reprise à deux fois...tu m'étonnes qu'il était mal, 10 / 6...qu'il avait le garçon!!!
Déjà, la veille, il était allé faire un tour à la foire , tout seul, j'aime pas, moi...mais il y a un stand pour les diabétiques...il est allé de faire tester...et là je pense qu'il a eu la trouille de sa vie, plus de 5...alors que le taux normal ne doit pas dépasser 1,10...et bien sûr il ne s'en es pas venté, il a fallu que je me fâche pour savoir combien il avait...
Moi, la fille sympa...Monsieur déteste les conseils...et encore plus les reproches...mais je lui ai quand même soufflé dans les bronches...!!!!
Faut dire que depuis les vacances chez mon autre sœur, à Saumur, il a bien exagéré en tout, sucre , fruits, vins etc...bonne bouffe...bref, tout ce qu'il ne faut pas...et qui a déclenché une hausse de tension, que le doc essaye de faire baissé avec un nouveau traitement qu'il prend depuis samedi...
Donc, depuis hier je vérifie sa tension, qui a bien remonté, j'ai tél à doc ce matin...on continue le traitement...et on se rappelle...et je continue la surveillance...sinon hospitalisation...
à par ça tout va bien, j'ai appris à nager chez ma sœur, et je peux faire mes séances de balnéothérapie...c'est génial, comment ça fait du bien, les amis...pour toutes les douleurs...si j'avais su...
J'ai aussi fait beaucoup de cuisine, avec les légumes du jardin, des plats que j'ai congelé en prévision des durs moments que nous n'allons pas tarder à vivre avec ce très cher président.
J'ai fait aussi plus d'une vingtaine de pots de confiture de framboises, car il y en avait plein le jardin...en plus elles sont super bonne, car j'enlève les grains avec le moulin, à l'ancienne...!
Je n'ai pas eu le plaisir de voir mes fils cet été...essence trop chère, autoroutes trop chères, et salaires pas augmenté...et manque de désir aussi je pense...titi lui à son père à gérer, je pardonne...mais l'autre...grrr !!!!!!! 
J'espère la santé de Robert va s'améliorer, je vais surveiller ça de près. 
Voila, je pense vous avoir raconté le principal...aujourd'hui il fait froid mais soleil...j'ai fait des réserves de vitamine D cet été avec le soleil...
je ne sais pas mettre une vidéo, sinon je vous aurais fait voir comme elle nage bien la nana...mais avec la frite, car tout ça je l'ai fait en 5 jours, il faut que je m'entraine...encore...
Je n'ai pas le temps de relire...j'espère que je n'ai pas fait trop de faute!!!!
Bisous et à bientôt.
j'ai retrouvé ce chanteur sur You tube, qu'il était beau...et super voix!




mardi 12 juin 2018

17 décembre 1950...26

Nous déménageâmes juste à la sortie de Paris, la dernière station avant le château de Vincennes, quartier chic, pas loin de Nation.
Là c'était différent, nous avions une très jolie chambre pour deux et nous avions accès à la salle de bain. C'était chez une dame qui habitait une grande maison bourgeoise.
Elle louait aussi à deux garçons, un qui travaillait aux impôts et l'autre qui était étudiant.
Nous sympathisâmes avec celui des impôts, il était mignon, il était de "Brive- La-gaillarde" j'aimais beaucoup son accent du Sud...et lui aussi...lol...
Notre hôtesse était une vieille dame charmante, qui nous invitait à jouer au rami les dimanches après-midi pluvieux. Car j'étais arrivée sous le soleil du mois d'août, mais là, on entrait dans l'hiver. J'avais appris à naviguer dans le métro, et ça allait bien. 
J'allais avoir mes 17 ans le 17 décembre...nous allâmes à Flers pour Noël, oh pas longtemps vu qu'on travaillait toutes les deux dans le commerce. Pour faire des économies, car on avait pas un sous, on allait en stop.
Paris / Flers un peu plus de 250 km...nous mettions un certain temps...pour arriver. On avait peur de rien, et à chaque voyage on faisait comme ça.
Vous allez rire, un jour, j'ai même croisé mon frère qui faisait du stop dans l'autre sens...nous, on rentrait et lui partait sur Flers...ha les années soixante, j'aimerais que tout le monde les ait vécu.
Nous étions en janvier, quand le directeur du magasin m'appela dans son bureau...
Mademoiselle, nous n'avons plus besoin de vos services, vous prendrez votre certificat et votre compte à la sortie...ce soir!
Punaise, celle la je ne m'y attendais pas du tout...je n'avais pas beaucoup de temps ni d'argent pour me retourner!
Cette chère Madame Andrée, essaya de le faire changer d'avis, mais j'étais la dernière arrivée, et on entrait dans une période creuse...
Pendant deux jours, je fis les petites annonces, rien dans le commerce! Je fis une tentative dans une boulangerie car on était nourris logée...mais franchement, c'était pas mon truc, je n'étais pas assez grande pour attraper les baguettes! Même si j'adorais l'odeur du pain le matin...et puis le 16ème arrondissement, je ne connaissais personne!
Ma copine, elle, avait du nouveau, sa mère et sa sœur avait décidé de venir vivre à Paris. 
Sa mère avait trouvé une loge de concierge BD Malesherbes...et sa sœur un boulot à la sécu...quelle chance!
C'était ma meilleure amie, mais elle ne me proposa pas de me dépanner en attendant que je trouve quelque chose. Nous avions grandi ensemble au Clos Morel, j'étais partie à Paris à cause d'elle, et elle n'a pas hésité à me lâcher direct!
Première grosse déception...comme disait maman, c'est comme ça qu'on apprend à vivre...
La mort dans l'âme je n'eus d'autre choix que de revenir à la case départ...Flers!
Heureusement, maman n'était pas rancunière, car je lui en avais fait des misères pour qu'elle me laisse partir!!!!!
Bien sûr pour trouver un job dans les magasins en janvier à Flers...c'était pas mieux qu'à Paris, sauf que je n'avais pas de soucis à me faire pour l'hébergement. 
Je végétais une à deux semaines car je savais qu'en février il y avait le mois de la parfumerie, alors j'irais m'inscrire à Prisu et à Monop...
j'avais bien sûr été voir mes copines des NG, car La Marie y était toujours, mais je n'avais pas osé demander...à revenir au bercail...
Mais après mes deux demandes infructueuses aux deux magasins...j'imaginais un plan que je trouvais très culotté...
Je savais que le directeur des NG et celui du Prisu en face ne s'aimaient pas du tout...et ne se parlaient même pas...
Je fis donc courir la nouvelle que j'étais embauchée au Prisu...à mes copines des NG...qui bien sûr parvînt aux oreilles du directeur...
Deux jours après j'allais voir mes copines et je tombais malencontreusement sur Jeannot... hi hi hi, le directeur...qui me foudroya du regard et se dirigea vers moi...Melle...J...j'ai appris que vous alliez aller travailler en face...? Oui monsieur, je commence la semaine prochaine...
Mais quel culot, je n'ai jamais été à un mensonge près, et jamais timide, je tiens ça de ma mère...
Montez avec moi dans mon bureau qu'il me dit le monsieur...faisant mine de rien, j'entrais avec lui, il me fit asseoir et me dit qu'il n'était pas question que j'aille travailler chez le concurrent, car c'est ici que j'avais été formée...etc...Si vous voulez... vous pouvez revenir... 
Bien sûr en tant que vendeuse, plus apprentie...je gagnerais donc un peu mieux ma vie...en attendant...de mettre de l'argent de côté pour repartir...à Paris!!!
L’inconscience de la jeunesse, c'est affolant...!

Cette année là on passait à la radio...sur SLC...n° 1 au Hit-parade...









mercredi 9 mai 2018

17 décembre 1950...25

Il fallait prendre le métro pour aller de Montparnasse à Nation, là où ma copine avait la chambre de bonne...
Heureusement que je n'étais pas seule, car j'ai mis un certain temps à capter le fonctionnement des trains qui allaient dans les deux sens...les couloirs et les correspondances je ne vous en parle même pas...!
La chambre avait le stricte minimum...pas accès à la douche de la propriétaire qui pourtant nous sous louait une chambre de son appartement. Donc lavabo, pour tout y faire toilette et vaisselle...mais je m'en fichais, j'étais à Paris.
Le lundi matin j'achetais le journal pour trouver du travail...c'est sûr qu'à l'époque pas de soucis...
Tant qu'à faire j'avais cherché un job à côté, je n'avais pas envie de dépenser des sous dans les tickets de métro, car je ne sais même pas si les carte hebdomadaire existaient en 1966 !
Je décrochais un poste de vendeuse aux Galeries économiques rue du faubourg saint Antoine , juste à côté de l’hôpital...et je n'avais qu'à descendre la rue de Montreuil jusqu'à Faidherbe - Chaligny et j'étais arrivée...
Le directeur m'avait posté au rayon droguerie...pas vraiment ma tasse de thé, mais je me disais que je pourrais peut être changer plus tard...nous étions donc en août...à l'extérieur du magasin il y avait des stands de vente, quand il y avait du monde, le dirlo m'y envoyait...c'est là que je rencontrais Madame Andrée...c'est là aussi que j'ai appris à ne pas manger le midi...bé oui...pas de cantine, pas de sous pour aller au resto...!
Des fois Madame Andrée m'amenait avec elle au petit resto du coin, mais j'étais tellement gênée que souvent je mentais et partais me balader pour connaitre le quartier, j'aimais beaucoup aller au marché d'Aligre...je m'achetais une banane...ou un livre d’occas...j'étais branchée Guy des Card...à l'époque, hi hi hi...et puis dans la rue du Fg il y avait des fabricants de meubles avec de très belles vitrines...j'aimais bien, sans doute des restes de mon père menuisier sculpteur...lol...
De temps en temps je donnais des nouvelles par lettre à maman...mais à part le boulot, il ne m'arrivait pas grand chose. Ma copine bossait dans le Framprix du Bd Voltaire...c'est là qu'on faisait nous courses...le patron s'appelait Mr Albert, il était très gentil, surtout quelques fois quand on passait à la caisse...je soupçonne même ma copine d'avoir été amoureuse de lui...elle a toujours aimé les hommes mûrs...d'ailleurs il nous est arrivé une histoire...la proprio avec un fils...marié, des enfants...et voila ti pas que ma copine se mit à sortir avec lui...on été en octobre...elle était amoureuse qu'elle disait...grrr...du coup, super scandale car je ne sais comment la proprio a appris la chose...du coup, nous avons été obligé de quitter les lieux vite fait bien fait !!! 

                                        à la radio cette année là...elle chantait...


à suivre...

Pour celles et ceux qui veulent lire l'histoire depuis le début, allez dans la colonne de droite"mes jeunes années sixties" et cliquez sur 17 décembre 1950, j'ai numéroté les articles.