dimanche 26 juin 2016

17 décembre 1950...15



Dans les années cinquante, il n’y avait pas encore de locomotive électrique, mais celles avec la vapeur, qui marchaient au charbon, quand nous passions au-dessus du pont de chemin de fer, quatre fois par jours, on attendait que le train qui venait de Paris passe en dessous, et notre grand plaisir était de se retrouver dans le nuage de vapeur...souvent chaude...et ça nous faisait rire ! Il en fallait peu...
Maman, n’a jamais été une grande cuisinière, mais quand les fonds allèrent mieux, on eut droit à la viande, une fois par semaine, le dimanche...c'était, un dimanche poulet et un dimanche rosbeaf, c'était équilibré!

Maman avait pris l’habitude, de nous envoyer, porter le repas chaud à notre chère tante Cécile. Comme toujours, c’était celle du milieu qui était de corvée, donc moi, plus tard mes petites sœur y eurent droit.
Maman préparait l’assiette, qu’elle attachait avec un torchon, et mettait ça dans un cabas...vous savez, ceux en espèce de toile, avec des poignées cuirs ou plastiques, je sais plus...ou bien des fois c’était plus scabreux, c’était dans les filets à trous...fallait faire attention de ne pas renverser la sauce. Je l’accrochais au guidon du vieux vélo bleu...c’était folklo, mais ça valait le coup...de voir comment tante Cécile se régalait. C’était une vieille dame mince et grande...dans mon souvenir de petite fille.
Souvent, je restais avec elle pendant qu’elle mangeait...elle disait toujours la même chose, c’est exquis ma petite Joëlle, tu diras à ta maman que c’était exquis...maman n’ayant jamais brillé pour ces qualités de cuisinière, mais c'est sans doute pour ça que mes deux plats préférés sont Rosbif purée, et poulet frites!
Je repartais souvent avec une pièce de 100fr anciens...1€ maintenant mais pas du tout la même valeur, pour me récompenser du déplacement, c’est qu’une gamine de neuf, dix ans, ça pouvait en faire des choses avec une somme pareille...en ce temps-là
Mon truc à moi, pour dépenser les sous, c’était les affaires d’école, les porteplumes, les cahiers, j’aimais bien m’en acheter, même si je n’étais pas une élève brillante !
Je n’ai jamais mordillé mes crayons, comme souvent mes voisines de table...j’aimais les garder neufs.
Arrivée au CM1 nous eûmes le droit d’utiliser les stylos billes uniquement sur les cahiers de brouillon, fini les punitions au crayon papier, la bille glissait toute seule et j’allais bien plus vite...rire !
Un jour, même maintenant je ne sais toujours pas pourquoi, j’ai seriné maman pour qu’elle nous change d’école ! Le choix étant réduit, il y avait l’école Roland, la plus près de chez nous, et l’école Sévigné, qui se trouvait à l’autre bout de la ville...ce qui ferait, qu’on mettrait le double de temps, sauf que....on mangerait à la cantine...
Je dus être très convaincante, car maman finit par céder, et nous inscrivit pour ma rentrée en CM2 à l’école Sévigné. Mes petites sœurs durent suivre le mouvement, je ne leur avais d’ailleurs pas demandé leur avis...c’était une lubie de ma part...de toute façon, je n’aimais plus l’école Roland...on m’avait fait redoubler une classe, avec une maîtresse pas gentille du tout ! La « Dupont blonde » oui, on l’avait surnommée comme ça car il y en avait une du même nom, mais qui avait les cheveux noirs, il y avait donc, la « Dupont blonde et la Dupont brune ».
Comme j’étais du mois de décembre, la directrice avait dit que ce n’était pas grave. Mais pour moi deux années de suite avec la même c’était sans doute trop ! Surtout en punitions, je pensais sans doute me refaire une virginité, dans la nouvelle école, ne sachant pas que mon dossier scolaire me suivrait partout où j’irais...
Le seul ennui  c’est que je n’allais plus avoir les mêmes copines...mais comme ce n’est pas la timidité qui m’étouffait, j’en aurais d’autres...
J’aimais bien ma nouvelle école et ma nouvelle maîtresse,madame Laillée elle appuyait fort sur les sons, pour qu’on évite les fautes...comme la dictééééééée...ma petite sœur se retrouva seule dans une autre maternelle et l'autre dans la même coure que moi.
le midi on se retrouvait à la cantine. Elles avaient du mal à faire le chemin pour arriver jusqu’à l’école, avec leurs petites jambes...et nous arrivions souvent en retard. surtout qu'on papillonnait en chemin...genre, on sonnait aux portes et on partait en courant...des trucs de mômes.
Je détestais arriver alors que la coure était vide, si bien que des fois...
        rien n'a changé, la classe du haut celle de Madame Laillé

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