mardi 12 juin 2018

17 décembre 1950...26

Nous déménageâmes juste à la sortie de Paris, la dernière station avant le château de Vincennes, quartier chic, pas loin de Nation.
Là c'était différent, nous avions une très jolie chambre pour deux et nous avions accès à la salle de bain. C'était chez une dame qui habitait une grande maison bourgeoise.
Elle louait aussi à deux garçons, un qui travaillait aux impôts et l'autre qui était étudiant.
Nous sympathisâmes avec celui des impôts, il était mignon, il était de "Brive- La-gaillarde" j'aimais beaucoup son accent du Sud...et lui aussi...lol...
Notre hôtesse était une vieille dame charmante, qui nous invitait à jouer au rami les dimanches après-midi pluvieux. Car j'étais arrivée sous le soleil du mois d'août, mais là, on entrait dans l'hiver. J'avais appris à naviguer dans le métro, et ça allait bien. 
J'allais avoir mes 17 ans le 17 décembre...nous allâmes à Flers pour Noël, oh pas longtemps vu qu'on travaillait toutes les deux dans le commerce. Pour faire des économies, car on avait pas un sous, on allait en stop.
Paris / Flers un peu plus de 250 km...nous mettions un certain temps...pour arriver. On avait peur de rien, et à chaque voyage on faisait comme ça.
Vous allez rire, un jour, j'ai même croisé mon frère qui faisait du stop dans l'autre sens...nous, on rentrait et lui partait sur Flers...ha les années soixante, j'aimerais que tout le monde les ait vécu.
Nous étions en janvier, quand le directeur du magasin m'appela dans son bureau...
Mademoiselle, nous n'avons plus besoin de vos services, vous prendrez votre certificat et votre compte à la sortie...ce soir!
Punaise, celle la je ne m'y attendais pas du tout...je n'avais pas beaucoup de temps ni d'argent pour me retourner!
Cette chère Madame Andrée, essaya de le faire changer d'avis, mais j'étais la dernière arrivée, et on entrait dans une période creuse...
Pendant deux jours, je fis les petites annonces, rien dans le commerce! Je fis une tentative dans une boulangerie car on était nourris logée...mais franchement, c'était pas mon truc, je n'étais pas assez grande pour attraper les baguettes! Même si j'adorais l'odeur du pain le matin...et puis le 16ème arrondissement, je ne connaissais personne!
Ma copine, elle, avait du nouveau, sa mère et sa sœur avait décidé de venir vivre à Paris. 
Sa mère avait trouvé une loge de concierge BD Malesherbes...et sa sœur un boulot à la sécu...quelle chance!
C'était ma meilleure amie, mais elle ne me proposa pas de me dépanner en attendant que je trouve quelque chose. Nous avions grandi ensemble au Clos Morel, j'étais partie à Paris à cause d'elle, et elle n'a pas hésité à me lâcher direct!
Première grosse déception...comme disait maman, c'est comme ça qu'on apprend à vivre...
La mort dans l'âme je n'eus d'autre choix que de revenir à la case départ...Flers!
Heureusement, maman n'était pas rancunière, car je lui en avais fait des misères pour qu'elle me laisse partir!!!!!
Bien sûr pour trouver un job dans les magasins en janvier à Flers...c'était pas mieux qu'à Paris, sauf que je n'avais pas de soucis à me faire pour l'hébergement. 
Je végétais une à deux semaines car je savais qu'en février il y avait le mois de la parfumerie, alors j'irais m'inscrire à Prisu et à Monop...
j'avais bien sûr été voir mes copines des NG, car La Marie y était toujours, mais je n'avais pas osé demander...à revenir au bercail...
Mais après mes deux demandes infructueuses aux deux magasins...j'imaginais un plan que je trouvais très culotté...
Je savais que le directeur des NG et celui du Prisu en face ne s'aimaient pas du tout...et ne se parlaient même pas...
Je fis donc courir la nouvelle que j'étais embauchée au Prisu...à mes copines des NG...qui bien sûr parvînt aux oreilles du directeur...
Deux jours après j'allais voir mes copines et je tombais malencontreusement sur Jeannot... hi hi hi, le directeur...qui me foudroya du regard et se dirigea vers moi...Melle...J...j'ai appris que vous alliez aller travailler en face...? Oui monsieur, je commence la semaine prochaine...
Mais quel culot, je n'ai jamais été à un mensonge près, et jamais timide, je tiens ça de ma mère...
Montez avec moi dans mon bureau qu'il me dit le monsieur...faisant mine de rien, j'entrais avec lui, il me fit asseoir et me dit qu'il n'était pas question que j'aille travailler chez le concurrent, car c'est ici que j'avais été formée...etc...Si vous voulez... vous pouvez revenir... 
Bien sûr en tant que vendeuse, plus apprentie...je gagnerais donc un peu mieux ma vie...en attendant...de mettre de l'argent de côté pour repartir...à Paris!!!
L’inconscience de la jeunesse, c'est affolant...!

Cette année là on passait à la radio...sur SLC...n° 1 au Hit-parade...









mercredi 9 mai 2018

17 décembre 1950...25

Il fallait prendre le métro pour aller de Montparnasse à Nation, là où ma copine avait la chambre de bonne...
Heureusement que je n'étais pas seule, car j'ai mis un certain temps à capter le fonctionnement des trains qui allaient dans les deux sens...les couloirs et les correspondances je ne vous en parle même pas...!
La chambre avait le stricte minimum...pas accès à la douche de la propriétaire qui pourtant nous sous louait une chambre de son appartement. Donc lavabo, pour tout y faire toilette et vaisselle...mais je m'en fichais, j'étais à Paris.
Le lundi matin j'achetais le journal pour trouver du travail...c'est sûr qu'à l'époque pas de soucis...
Tant qu'à faire j'avais cherché un job à côté, je n'avais pas envie de dépenser des sous dans les tickets de métro, car je ne sais même pas si les carte hebdomadaire existaient en 1966 !
Je décrochais un poste de vendeuse aux Galeries économiques rue du faubourg saint Antoine , juste à côté de l’hôpital...et je n'avais qu'à descendre la rue de Montreuil jusqu'à Faidherbe - Chaligny et j'étais arrivée...
Le directeur m'avait posté au rayon droguerie...pas vraiment ma tasse de thé, mais je me disais que je pourrais peut être changer plus tard...nous étions donc en août...à l'extérieur du magasin il y avait des stands de vente, quand il y avait du monde, le dirlo m'y envoyait...c'est là que je rencontrais Madame Andrée...c'est là aussi que j'ai appris à ne pas manger le midi...bé oui...pas de cantine, pas de sous pour aller au resto...!
Des fois Madame Andrée m'amenait avec elle au petit resto du coin, mais j'étais tellement gênée que souvent je mentais et partais me balader pour connaitre le quartier, j'aimais beaucoup aller au marché d'Aligre...je m'achetais une banane...ou un livre d’occas...j'étais branchée Guy des Card...à l'époque, hi hi hi...et puis dans la rue du Fg il y avait des fabricants de meubles avec de très belles vitrines...j'aimais bien, sans doute des restes de mon père menuisier sculpteur...lol...
De temps en temps je donnais des nouvelles par lettre à maman...mais à part le boulot, il ne m'arrivait pas grand chose. Ma copine bossait dans le Framprix du Bd Voltaire...c'est là qu'on faisait nous courses...le patron s'appelait Mr Albert, il était très gentil, surtout quelques fois quand on passait à la caisse...je soupçonne même ma copine d'avoir été amoureuse de lui...elle a toujours aimé les hommes mûrs...d'ailleurs il nous est arrivé une histoire...la proprio avec un fils...marié, des enfants...et voila ti pas que ma copine se mit à sortir avec lui...on été en octobre...elle était amoureuse qu'elle disait...grrr...du coup, super scandale car je ne sais comment la proprio a appris la chose...du coup, nous avons été obligé de quitter les lieux vite fait bien fait !!! 

                                        à la radio cette année là...elle chantait...


à suivre...

Pour celles et ceux qui veulent lire l'histoire depuis le début, allez dans la colonne de droite"mes jeunes années sixties" et cliquez sur 17 décembre 1950, j'ai numéroté les articles. 

lundi 22 mai 2017

Quand je me tourne...vers mes souvenirs...

Je revois la maison où j'ai grandi...Il me revient...des tas de choses,...je vois des roses ...dans un jardin...
Hier j'ai passé la journée à Flers...j'en ai profité pour faire un petit pèlerinage rapide, car tout ce que je revois en photo sur la page FB de Flers...je me suis aperçue que j'avais des sacrés trous de mémoire! heureusement ma petite sœur était là!
Par exemple" La petite A" dans mes souvenirs elle n'était pas à la bonne place! J'y suis allée et tout m'es revenu...comme quoi, fait pas bon vieillir...

 Ensuite direction le Clos Morel...Quelle horreur...pour les souvenirs d'enfance...qui s’effondreront bientôt...pouffe, plus rien rasé!

Voici les dégâts, me suis faufilée dans le chantier interdit, mais, il faut savoir que je n'ai peur de rien et que j'ai un culot monstre!
Ce que j'ai vu est triste à pleurer...Pour agrandir cliquez sur l'image...les croix rouges c'était nos fenêtres...
Ils désamiantent les immeubles avant de les abattre...nous avons donc vécu dans des appartements plein d'amiante...intéressant...mais bon construction 1957...

 côté cuisine...de l'escalier C, les tilleuls...


Dernier baraquement des hauts vents..encore debout habité! il est juste après les immeubles



Nous sommes passées en voiture devant les pavillons des années soixante...et la ferme de chez Robe où il y avait des chevaux de courses, cette famille n'existe plus , et la maison est en location...plus de champs immenses autours ni de chevaux...😼
nous sommes passée en sur la route de la blanchardière qui ne ressemble plus à rien, même le casse gueule et les étentes à linge ont disparus, on aimait bien passer par là c'était un raccourci avec des mûres et des framboises sauvages...Il y avait un gros chêne, disparue lui aussi...quand j'avais 15 ans c'est sous le chêne que mes petits copains me roulaient des pèles de la mort qui tue!!! hi hi...quand ils me raccompagnaient...mais ça je vous le raconterai dans l'autre blog...
Après un bon repas, nous sommes partis direction abbaye de Cerisy...tout est envahi par les ronces et il y a une grosse grille avec un super cadenas! Alors là, ça m'a énervé, je ne pouvais même pas entrer pour prendre des photos de la maison où nous allions en centre aéré avec l'abbé Mérand, et où nous faisons les retraites de communions...
Ni une ni deux, j'ai grimpé et enjambé la grille...et là miracle, la maison est toujours debout mais complètement en décrépitude et ouverte à tout vents...c'est plein de ronces, il n'y a plus de cour...
Voici ce qu'il en reste...
l'entrée de la cuisine ou la dame nous faisait les repas je ne sais plus son nom...
Ce qu'il reste de la cour ...

En avançant plus loin par contre, les arcades de l'abbaye n'ont pas changé du tout...


Je suis passée chez l'Abbé Mérand mais il était à la messe, c'était les confirmations, suis entrée quand même dans l'église St germain, et j'ai mis un cierge...une dame m'a donné de ses nouvelles, il est très fatigué, 90 ans le 13 mai...
J'ai bien pensé à vous les amis Flériens/ Flériennes...
J'espère que ces quelques photos vous feront plaisir...à très vite sur l'autre blog... "Autant en emporte le temps"...
Écoutez cette très belle chanson de Françoise...elle est aussi pour nous...kisss!


dimanche 12 février 2017

17 décembre 1950...24

Moi aussi j'avais un rêve...oh pas bien grand, bien sur, je savais que j'avais peu de moyen...
J'avais ma meilleure amie, celle qui habitait au numéro 10 de l'escalier C qui était partie vivre et travailler à Paris...
Je me sentais tellement à l'étroit dans ma ville, c'était surement pas là qu'il m'arriverait des choses extraordinaires, par exemple, que je rencontrerai le grand amour...qu'il y avait sans doute plus de choix qu'à F...hi hi hi...en plus je m’ennuyais de ma copine, car avec elle on faisait les quatre cent coups!
Sauf que ma situation n'était pas la même que la sienne...moi, j'avais un fil à la patte, j'étais liée par un contrat d'apprentissage au NG...la merde en fait, il fallait que j'attende un ans et demi...c'était juste pas possible!!!!!!!!
En plus, un de mes chéris (flirts) on ne couchait pas à l'époque était lui aussi à l'armée à Paris, il fallait donc absolument que je quitte F.... et les NG.
J'avais commencé à aborder le sujet avec ma mère...au secours!! Même pas en rêve ma fille ! tu n'iras pas à Paris faire la P....., oui en fait si on allait à Paris c'était pas juste pour bosser, en fait, en tout cas pas dans la tête de ma mère!
Et tu vas vivre où? Avec quel argent? Etc...
Je n'avais pas d'argument, je trouvais juste à dire que je vivrais avec ma copine dans une chambre de bonne et que je trouverais facilement du travail comme vendeuse...ben oui, quoi, c'était pas dur à comprendre quand même!
si bien qu'à la maison c'était devenu invivable, tout les jours je m'engueulais avec ma mère, je faisais la gueule, J'ai même pris une sacrée raclée, mais je n'allais pas rendre les armes pour autant!
Comme quoi quand on veut on peut!
Je l'ai eu à l'usure...
C'est la mort dans l'âme qu'elle a cassé mon contrat d'apprentissage, que j'ai fait ma valise, que j'ai dû emporté le peu d'argent que j'avais récupéré des NG, vu que je ne gagnais que 70fr par mois...tante Céline m'en avait donné un peu...je pourrais tenir jusqu'à ce que je trouve un travail...disons, c'est ce que je croyais...
maman...tu m'écris et tu me tiens au courant, tu fais attention et tout et tout...
C'est le cœur battant que je prenais le train pour Paris...à moi l'aventure!!!
17 ans, quand même!...
Ma copine et mon chéri m'attendraient à Montparnasse...heureusement car c'était la première fois que je prenais le train toute seule!...peur de rien la nana!
Quand j'arrivais à Montparnasse, c'était le mois d'août, il faisait très chaud, j'avais soif, alors on entra dans un bistrot...et là...j'entendis cette chanson...le tube de l'été...c'était bon signe...



je suis super contente quand vous laissez des commentaires!!!! merci d'avance

vendredi 12 août 2016

17 décembre 1950...23



Nous attendions le retour des candidates au café, resté ouvert exceptionnellement  pour la circonstance, Mr Robert devait aller les récupérer...
Quand elles arrivèrent je vis tout de suite dans les yeux de la Marie qu’elle était déçue, par contre la fille du cafetier avait le sourire jusqu’aux oreilles...c’était elle qui avait remporté le premier prix, elle serait donc la reine du carnaval...et la Marie sa première demoiselle d’honneur...
Que nous étions naïves...le choix était vite fait entre la fille d’un commerçant de la rue principale de la ville et une superbe inconnue qui vivait dans un HLM...mais bon, c’était quand même pas mal...c’est juste que les cadeaux seraient moins importants...
Le jour du défilé la Marie était dans un superbe char tout blanc sur un cygne, et faisait les petits gestes de la main qu’on lui avait recommandé...
Nous ne la vîmes même pas dans la soirée elle dînait avec le gratin de la mairie et nous étions impatiente qu’elle nous raconte, vous pensez bien...je comptais sur le lendemain lundi, on ne travaillait pas le matin...et bien, moi aussi je fus déçue, car elle s’était gelée sur le char tout l’après-midi et s’était ennuyée pendant le dîner, n’étant pas dans son milieu naturel...même les cadeaux n’était pas terribles...moi je l’avais pourtant trouvé très belle dans sa magnifique robe blanche...
Comme quoi quand les rêves se réalisent ce n’est pas toujours aussi bien dans la réalité.il vaut mieux continuer de rêver...car le lundi après-midi tout était redevenu comme avant, elle était au rayon « bas nylon » des NG et moi à la parfumerie.
Comme nous étions apprenties, dans la semaine nous allions à l’école pour avoir notre CAP de vendeuse...je pensais qu’on aurait des cours sur la vente, ce qui aurait été logique...bé non...on apprenait à taper à la machine et on faisait de la sténo...c’était du grand n’importe quoi...l’apprentissage dans les années soixante. Et vu que c’était des cours du soir nous n’avons pas appris grand-chose...mis à part la vitesse pour taper et les doigts bien posé sur le clavier azerty...rire...quand à la sténo, si j’avais été plus intelligente je l’aurais potassé avec la méthode « Prevost Delaunay » au moins cela m’aurait servi pour taper les PV quand j’étais déléguée...hi hi...
Mais à quinze ans dans les années soixante, en province, avec une maman qui élevait seule ses cinq enfants, qui avait quitté l’école à onze ans, on ne partait pas avec les mêmes cartes en main que les filles de bonnes familles, avec un papa et une maman normaux. Et puis, vu, que j’étais bête parce que j’avais un petit front, j’avais fini par me persuader que j’étais bonne à rien, et, comme je n’arriverais à rien faire de bien, pourquoi me casser la tête à apprendre quoi que ce soit ?
Je préférais apprendre par cœur les chansons de mes idoles, Françoise, Hugues, Sylvie et les autres...c’est marrant ça rentrait tout seul dîtes donc...rires...
Qu'elle était belle Françoise...je suis fan comme au premier jour 

jeudi 21 juillet 2016

17 décembre 1950...22



Il était gentil Pierrot, oh, ce n’était pas le genre à m’écrire des lettres enflammées, ça me convenait bien mieux, il n’avait que dix-sept ans. En fait j’étais amoureuse des deux ! il fallait jongler pour les RDV, en principe je savais les we où Nicki venait, sauf une fois...
C’était un samedi soir, du magasin je n’avais vu passer ni l’un ni l’autre, mais je savais que Pierrot viendrait me chercher à la sortie. On se ferait sans doute un cinoche, ensuite il me raccompagnerait et on passerait une heure voir plus à nous embrasser sous le chêne.
La Marie qui avait descendu les deux étages avant moi, les remonta illico pour me dire que Pierrot m’attendait au bout de la rue, et Nicki aussi...la cata ! En plus il n’y avait qu’une seule sortie...
La Banban, si vous suivez vous savez qui elle est, « sinon il vous faut remonter plus haut » Me dit ne t’affole pas, la Marie va dire à Nicki que tu as été obligée de rentrer chez toi car tu n’étais pas bien, et je vais dire la même chose à l’autre, et toi tu restes dans le couloir, tu attends que je revienne te chercher et on te remonte en voiture ! Elles étaient bien gentilles.
Voilà ce que c’est que de courir deux lièvres à la fois ! Je me suis retrouvée à passer le samedi soir toute seule, enfin sans copain, car j’avais encore les copines, nous avons passé la soirée à écouter nos chanteurs...mais j’étais en colère après moi ! Il allait falloir que je choisisse entre les deux...et là, en bonne normande j’aurais du mal à faire un choix !
Dans notre ville quand j’étais gamine, il y avait tous les ans la Mi-Carême, avec plein de chars, manèges et tout et tout. Mais il y avait aussi l’élection de la reine du carnaval à élire. La Marie décida et on l’y poussa un peu à se présenter à l’élection. Elle était mignonne, car elle avait une taille mannequin, toutes les robes lui allaient, des fois, même, elle servait de modèle pour les essais quand il y avait des commandes à passer...
Nous avions un QG, c’était le bar de la grande rue, « chez Mr et Mme Robert » ils étaient supers gentils avec nous et nous faisaient crédit quelques fois...c’était un peu notre Laurette à nous, d’ailleurs la chanson tournait sans arrêt dans le jukebox...le problème c’est que, la fille du café allait aussi se présenter à l’élection...les moyens n’étant pas les mêmes que ceux de la Marie, bien sûr il y aurait de la compétition. Sauf que nous...on avait le magasin...hi hi...  « Libre-service », avec la complicité des filles du premier étage, car tout le monde était dans la confidence et il fallait qu’elle gagne, car en plus il y avait des beaux cadeaux à la clé. Mais la fille du café une très jolie blonde au yeux bleus, cheveux longs, chignon choucroute, la Marie, elle, était auburn pas naturelle, et avait les cheveux plutôt courts.
Le soir de la présentation devant un jury et le maire, sans public, elle était je crois la mieux habillée et coiffée de toutes les candidates, sans aucune fringue à elle, même les chaussures...étaient un prêt...rires ! C’était la plus belle de la soirée...nous étions toutes très confiantes, mais on avait quand même le tract...il y aurait une reine et deux demoiselles d'honneur...
il y avait aussi ça dans le jukebox...magnifique...



si vous pouvez mettre un com et faire partage ce serait bien!!!!!!! merci à vous!

lundi 11 juillet 2016

17 décembre 1950...21

Il me donna rendez-vous pour le dimanche après-midi, juste avant de  reprendre son train pour Saint Cyr…il était tout triste quand je lui dis au revoir sur le quai, et il me fit jurer de lui écrire sans faute avant qu’il ne revienne !
Cela me fit peur, quand en milieu de semaine je reçu une lettre enflammée, avec des je t’aime(s)…Oh là, je n’étais pas prête à cela, moi, je lui répondis une lettre de gamine de 15 ans, qu’il dû trouver bien fade…mais il n’y avait rien qui sortait, il fallait que je le revois et au minimum que je tombe amoureuse ! J’oubliais et je passais à autre chose.

Le mardi matin à mon retour au magasin, je fût bien obligée de dire à la vendeuse titulaire de la bijouterie que j’avais perdu les boucles d’oreilles, heureusement elle était très gentille, me dit de ne plus jamais recommencer et personne ne sut jamais rien, mais cela me calma.

Le rayon parfumerie des NG était super bien placé, ainsi que le rayon bas nylon. Ils étaient juste dans l’entrée voir la photo dans l’article d’avant. Alors la Marie et moi, nous regardions souvent dans la rue, car même si le magasin était beau et neuf, c’est surtout le samedi que nous avions beaucoup de monde, la semaine c’était tranquille. Mais pour voir les potes passer ou même pour draguer, c’était génial et on ne s’en privait pas ! Et puis, le bon Dieu nous a donné des yeux, alors autant nous en servir on regardait mais on ne couchait pas !

OK, j’étais passée à autre chose, sauf que...pas lui. Et quand je le vis passer la porte du magasin, mon cœur se mit à battre très fort, c’est vrai, punaise, il était craquant...en plus j’aimais beaucoup son prénom qui n’était pas très courant...De toute façon, il savait où je bossais, où j’habitais...il ne m’aurait pas été facile de me planquer ! la Marie me faisait l’article, et ce qui m’attirait aussi beaucoup, il avait un solex...Dans ma ville, les mecs avec un Solex étaient très peu disponibles pour les filles de milieux modestes comme moi, c’était plus les étudiants qui en possédaient, les autres garçons, moins stylés en gros, ceux qui travaillaient en usine avaient des mobylettes...à quinze ans, les apparences comptent beaucoup, en tout cas c’était mon cas, heureusement que j’ai changé un peu plus tard, car comme pétasse on ne pouvait trouver mieux...rires...

Alors j’ai fini par devenir amoureuse du beau petit blond, je l’appelais Nicki...ça faisait américain...le souci, c’est qu’on ne se voyait pas souvent, environ deux fois par mois et quand il avait des permissions plus longues...il s’était engagé dans l’armée, car je crois que ses parents ne lui avait pas donné le choix, il commençait à faire des petites bêtises, que m’avait dit la Marie, je n’en ai jamais parlé avec lui.

On s’écrivait, j’ai longtemps gardé ses lettres, que j’entourais d’un ruban bleu...et puis un jour, je fis exprès de les oublier dans un studio que j’habitais à Paris. C’est nul, j’aimerais bien les relire, rien que pour voir les conneries qu’on doit raconter quand on a quinze ans en mille neuf cent soixante-cinq !

Comme il n’était pas souvent là, j’avais fait la rencontre d’un autre garçon...lui, était étudiant, mais en pension dans une ville à côté, j’avais le chic pour trouver mes flirts, moi, pas un à côté de moi !
Pierrot, lui aussi était mignon, mais tout l’opposé de Nicki, il était rapatrié d'Algérie et n’était en France que depuis 1962...brun aux yeux marrons.


On partage et on laisse un com? merci d'avance...bisous.

vendredi 8 juillet 2016

17 décembre 1950...20



Quand tu as eu quinze ans en 1965, on peut se dire qu’on a eu de la chance de vivre cette époque, des sixties qui furent suivies des années disco qui n’étaient pas mal non plus, mais n’arrivaient pas à la cheville des chanteurs des sixties 
Mon premier flirt, je l’ai rencontré au cinéma Palace, nous étions allées à une séance du samedi soir, ça commençait à 21 h, ce soir-là, nous devions rencontrer des copains de la Marie, on se retrouverait devant le cinoche ! Il y avait aussi ma copine Vivi et sa sœur.
Nous prîmes des places au « balcon » on aimait bien le balcon ! Comme nous étions en bout de rang, les garçons avaient dû se mettre sur le rang derrière nous.
C’était la première fois que je sortais avec des garçons, j’avais essayé de me faire jolie, et pour finir le tableau de maquillage, j’avais emprunté une paire de boucles d’oreilles à la bijouterie... que je remettrais en rayon le mardi, vous savez les boucles avec des pinces qui te faisaient super mal aux oreilles…
Je devais être à mon avantage car je me suis fait draguer, d’une façon assez particulière, par le garçon qui était assis derrière moi ! Le film était commencé depuis peu, avant il y avait eu les réclames, avec le petit bonhomme au marteau…quand je senti une main toute douce dans mes cheveux, qui me caressait la nuque…au début j’avais un doute, alors je fis semblant de rien, mais comme il insistait, je me retournais le plus discrètement possible pour voir à quoi il ressemblait ! Bé oui, soit il fallait que je l’envoie promener, ou soit il fallait que je me laisse faire…
Je me penchais vers la Marie pour savoir si elle le connaissait… elle me dit que oui, et qu’il était très mignon ! Après un coup d’œil discret, je vis qu’il ne regardait pas le film, mais moi ! je devais être toute rouge, heureusement qu’on était dans le noir…mais c’était vrai, il était très très mignon ! Alors je me laissais faire, car moi, le truc qui me tue, c’est qu’on me câline la tête, les cheveux… d’ailleurs j’aime le coiffeur pour ça, hi hi !
Et puis l’entracte arriva…nous nous retrouvâmes tous au rez de chaussée, les garçons sortirent et moi je restais à l’intérieur avec les filles pour me rencarder sur le sujet si attirant qui me trouvait à son goût, Il avait des yeux très bleus et pétillant de malice, des cheveux blond très courts, style (James Dean), il était craquant, et je n’en revenais pas qu’il s’intéresse à moi, plutôt qu’aux copines qui étaient aussi célibataire que moi et plus jolies, enfin, je le pensais...
Nous remontâmes au balcon, pour la suite du film, sauf que là, il y eut changement de place, si bien qu’à la place de Marie, s’installa le petit blond…premier vrai baiser…et oui, on était pure et vierge à 15 ans…
La séance fût chaude…hi hi
C’est quand les lumières se rallumèrent que la panique s’empara de moi ! Il me manquait une boucle d’oreille ! J’en étais malade, tout le monde se mit à la chercher ! Rien, on ne trouva rien ! Je ne pourrais pas la remettre en rayon et pour moi cela voudrait dire vol, j’étais une voleuse ! Emprunter ok si tu remets en place, ni vu ni connu, mais là, plus possible ! Du coup ça me gâcha le reste de la soirée, même si le joli petit blond me raccompagna jusqu’en bas de l’HLM…en s’arrêtant toutes les cinq minutes pour m’embrasser… je lui posais quelques questions, quand même, son âge, ce qu’il faisait dans la vie…je faillis défaillir quand il m’annonça qu’il était dans l’armée, d'où les cheveux courts et que là, il était en permission, et surtout, qu’il avait dix-huit ans !!! Punaise c’était un vieux ! En plus il n’habitait pas ma ville…mais il était tellement mignon, c’est qu’à quinze ans, le physique c’est très important pour les filles…le reste on s’en fiche un peu, du moment qu’il embrassait bien...et de plus, il était Sagittaire, comme moi...
à suivre... 

Vraiment ressemblant, même les oreilles...lol



c'est sympa un partage plus un com...oui je sais je suis exigeante!!!! lol...kiss!